Église Notre-Dame

Église

Surplombant la commune, l’église des Aldudes est dédiée à Notre-Dame. Bâtie à la fin du XVIIe siècle, elle est détruite durant la Révolution. L’édifice actuel date en fait du milieu du XIXe siècle comme l’indique l’inscription « 1846 » gravée sur la clé de l’arc du portail d’entrée.
Massive et rectangulaire, l’église “Notre-Dame de l’Assomption” des Aldudes est surmontée d’un clocher en forme de tour carrée recouvert d’une flèche en ardoise.
Avec ses deux étages de galeries en bois sculpté, son intérieur est typique de l’organisation des églises basques. En effet, durant les messes, les hommes s’installaient en hauteur dans les galeries, tandis que les femmes prenaient place dans la nef unique. Aujourd’hui la mixité est de mise.
Au cimetière se dressent des stèles basques du XIXe siècle dont deux de 1805.
Particularité et curiosité qui plaira aux amateurs d’histoire, l’église abrite un chapelet ayant appartenu à l’empereur Maximilien.

LE CHAPELET DE MAXIMILIEN D’AUTRICHE:

Le 9 juillet 1863, le Mexique, après une guerre civile, provoque l’intervention des Français, des Britanniques et des Espagnols. En juin 1864, sur la pression de Napoléon III, Maximilien d’Autriche, devient Empereur du Mexique. Son épouse est Charlotte de Belgique.
Mais bientôt, la France abandonne Maximilien et retire son armée du Mexique. L’Impératrice Charlotte essaie de trouver ses alliés en Europe…. Mais en vain. Elle est prise de folie pendant sa visite au Vatican. Maximilien, vaincu fut condamné à mort et fusillé le 19 juin 1867, ses dernières paroles furent « Pauvre Charlotte »
Les affaires de Maximilien se seraient vendues aux enchères. Un Basque des Aldudes : (Certains l’appellent Martin Etcheverry et d’autres Baillerko Beltza : peut-être deux appellations du même personnages), aurait acheté ce chapelet en or offert en cadeau à l’église des Aldudes. Pendant des années, lorsqu’on sortait la statue de la Vierge en procession, on passait ce chapelet autour du cou ou du bras de la Vierge.
Un point à noter : Ce chapelet compte sept dizaines. Un bijoutier de la Rochelle a bien observé les grains du chapelet et a déclaré qu’on a prié dessus en constatant les traces d’usure qu’il présente.
D’après Monsieur Goffin, historien, Charlotte était enceinte en quittant le Mexique. Le prénom de l’enfant aurait été Maxime pour rappeler celui de son père… mais rien n’est moins sûr ! On pense que cet enfant pourrait être Weygand, le général chef d’Etat Major de Foch mais, Weygand a déclaré ne pas connaître son père. Son père ? Peut-être, le roi Léopold II de Belgique ou un colonel Mexicain ; Ou bien Lopez à qui Weygand ressemblait beaucoup (Il semblerait qu’il ne ressemblait pas à Maximilien), le mystère demeure… !
Les origines familiales de Maxime Weygand sont obscures, et certains avancent qu’il aurait pu être l’enfant naturel du roi des Belges, Léopold II, ou de la princesse Charlotte, veuve de l’Empereur du Mexique, Maximilien.
Extrait de :
Histoire pour tous, mai 1965, Alain Decaux.